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Systématique
La première tache de la systématique est l'identification, la description, l'inventaire des êtres vivants dans la nature présente et passée. La seconde est leur classification qui permet de rendre intelligible leur immense diversité (Lecointre & Le Guyader, 2001).
Les êtres vivants sont classés dans des catégories liées à leur degré supposé de parenté.
Pour classer les êtres vivants, Linné a introduit en 1758 le système de classification binominal qui attribue deux noms (en italique) à chaque animal ou végétal, l'un étant le nom de Genre (toujours avec une majuscule), le deuxième le nom de l'espèce (voir les exemples ci-dessous).
Ces classifications constituent des catégories taxinomiques ou systématiques dont l'unité de base est l'espèce.
La position taxinomique des Cichlidae avec, comme exemple, Haplochromis dentex:
Phyllum : ChordataSubphyllum : Vertebrata (avec des vertèbres)Infraphyllum : Craniata (avec un crâne)Cladus : Gnathostoma (avec une mâchoire inférieure)Classis : ActinopterygiiSubdivision : TeleosteiOrdo : PerciformesSubordo : LabroideiFamilia : CichlidaeSubfamilia : Pseudocrenilabrinae Genus : HaplochromisSpecies : dentex
A SAVOIR
1) Nomenclature
Le genre et l'espèce s'écrivent en italique, mais seul le genre prend une majuscule sur la 1° lettre. Les espèces non décrites et portant un nom commercial ne s'écrivent pas en italique mais sont écrites entre guillemets. Le(s) nom (s) qui suit (vent) le nom de l'espèce correspond au nom de la personne qui a décrite la première l'espèce. Quand ce nom est entre parenthèse, l'espèce telle qu'elle a été décrite appartenait à un autre genre que le genre auquel elle appartient actuellement.
Exemples : Astatoreochromis alluaudi, Haplochromis "flameback"
2) Historique et diagnose
Les Cichlidés se distingue principalement des autres familles de poissons osseux par la présence d'une seule paire de narines. La nageoire dorsale est continue et se compose d'une partie de rayons durs et de rayons mous. Les familles proches sont les Embiotocidés, les Pomacentridés (Demoiselles, poissons-clown) et les Labridés (Girelle, Labres…) qui sont principalement marines. Les Cichlidés sont répartis dans la zone tropicale, en Amérique du Sud et Centrale, en Afrique et en Asie avec quelques espèces vers la péninsule indienne, quelques espèces en Israël et une espèce en Iran. On estime à près de 2000 espèces de poissons (avec environ 1300 décrites) appartenant à cette famille dont la plupart sont capturées dans les Grands Lacs Africains (sur environ 25000 espèces décrites dont 40% en eaux douces). La majorité sont des espèces dulçaquicoles mais certaines sont observées en milieux saumâtres et parfois même marins.
Le genre Haplochromis sensu lato a eu une histoire compliquée depuis sa nomination comme sous genre de Chromis en 1888 par Hilgendorf. L'espèce type du genre est Haplochromis obliquidens (Hilgendorf 1888). Actuellement on comprend sous le nom de Cichlidae haplochrominiens, les poissons incubateurs buccaux possédant généralement des ocelles sur la nageoire anale ainsi que des écailles cténoides sur les flancs. Ils se distinguent des Tilapias par l'absence de la tâche noire sur la partie inférieure de la nageoire dorsale. Cela inclus tous les poissons des lacs Malawi et Victoria, ainsi que ceux des rivières avoisinantes auxquels il faut ajouter les Tropheus et genres associés, globalement les espèces des genres Ctenochromis, Thoracochromis, Orthochromis, Chetia, Astatoreochromis, Serranochromis, Schwetzochromis, Pseudocrenilabrus… Depuis la validation du genre Haplochromis par Greenwood en 1962, ce genre a été découpé par ce même Greenwood dans les années 79/81, avec une réserve de l'auteur sur la validité des nouveaux genres, et remis ultérieurement en question par les chercheurs néerlandais de l'Université de Leiden avec leurs travaux sur les poissons du sud du lac et ceux du Musée Royal d'Afrique Centrale avec leurs travaux sur les poissons des lacs du Rwanda. Cependant, de nouveaux genres ont été décrits récemment pour les poissons des zones rocheuses du Mwanza Gulf, lac Victoria en Tanzanie. Il reste encore de nombreux travaux à effectuer sur ces poissons pour arriver à un consensus entre tous les chercheurs travaillant sur ce groupe de poissons en ce qui concerne le genre Haplochromis proprement dit. |